Miniatures de Kalkan -turquie

Expositions de miniatures de Sabine Buchmann

14:36, 13/09/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

Sabine Buchmann née à Strasbourg en 1965 vit en Turquie depuis 1986. artiste peintre miniaturiste elle expose ses miniatures depuis 1993. Elle est aussi illustratrice-auteur de deux albums jeunesse Les bateaux à vapeur de Nina et L'istanbul de Nina.


Expositions solo ( sélection )


1999 Musée de Sainte Sophie Salle Sami Boyar

1999 Galerie Oda : Cem sultan

2000 Centre Européen de la jeune création (Strasbourg)

2001 Centre culturel anatolien ( Paris )

2002 Centre culturel français İzmir

2002 Galerie Oda : l'eau.

2004 Galerie Yantra La grandeur des ottomans

2004 Galerie Oda : Les vapurs d'istanbul

2005 Lycée Sainte Pulchérie

2006 Union française


Projet :

Galerie Artemis : İstanbul - Oasis


 



La miniature turque par Sabine Buchmann

14:31, 13/09/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

LA MİNİATURE TURQUE



Pour mieux comprendre la miniature turque il faudra distinguer deux périodes: la pré-ottomane et l’ottomane. On a longtemps considéré les manuscrits de la période ottomane comme des copies de l’art İranien mais à tord. On reconnaît aujourd’hui cet art pour lui-même.


La période pré-ottomane.


Les premiers manuscrits enluminés de cette époque sont pour la plupart des œuvres seldjoukides du XII ème et XII ème siècle. On ne peut pas vraiment trouver de style Anatolien particulier dans ces œuvres mais on remarquera qu’elles reflètent les styles répandus alors dans le monde islamique. Les écoles de miniatures étendaient leur influence entre Bagdat et l’Anatolie centrale.

La miniature a permis d’illustrer des traités scientifiques, traitant de botanique, d’astronomie, de médecine, voire d’automates et autres appareils mécaniques. On y note également de nombreux détails architecturaux, et surtout de précieux renseignements au sujet de la vie quotidienne à la cour. Relatant batailles et conquêtes elle nous donne aussi des indications sur les Victoires de l’Empire et nous décrit festivités diverses ( mariage, circoncision )


* le Kitab fi Marifat al- Hiyal al Handasia écrit en 1205 par Jazari, ingénieur en chef de la cour pour l’Emir Artoukide Nasreddin Mahmut (1200 - 1222), connu sous le titre de Le livre de la connaissance des inventions mécaniques ingénieuses, reprend des inventions d’Archimède et autres savants grecs . C’est en six chapitres qu’illustrations et shémas décrivent la construction d’une cinquantaine d’appareils, horloges hydrauliques, aiguières à forme d’automates, fontaines, pompes et serrures. Le style est propre à l’époque, et on y retrouve les caractéristiques de l’iconographie Seldjoukide. İl apporte de précieuses informations sur le costume artoukide du 13 ème , les détails architecturaux et les différents appareils utilisés à la cour ( pendules , automates...) Le plus ancien exemplaire est conservé au Musée de Topkapi .


* Un autre manuscrit fort connu est le Kitab el - Haþâis qui a été copié pour l’émir Artoukide Nayameddin Alpi (1152 - 1176), d’après le “ de Matéria Médica “ de Dioscuride ( médecin cilicien du 1 er siècle), ce manuscrit traite des propriétés et qualités médicinales de certaines plantes . On en connaît 13 copies , illustrés de dessins botaniques et Zoologiques quelque fois stylisés dans la traditions de l’art İslamique il fut une pièce très populaire de la bibliothèque islamique.


Hormis ces traités divers, le plus important exemple de miniature anatolienne de cette période est le “ Varka et Gülşah “ c’est un mesnevi (œuvre écrite en vers ) qui reprend un conte arabe du VII ème siècle, l’histoire d’amour entre Varka et Gülşah. Ce manuscrit comporte 71 miniatures composées en largeur sur les pages , on retrouve ce genre de dessins sur nombre de céramiques Minaï, des faiences et objets en métal produits à la même époque en İran, en Anatolie et en mésopotamie. L’aspect des personnages est particulier, figures rondes , yeux bridés , cheveux tressés en longues tresses petites bouches témoignent de l’esthétique des seldjoukides, et un décor naturel surréaliste. Le rouge et le bleu sont très souvent utilisés.



L’artiste est Abd al-mu’min bin Muhammed al - Koy et a résidé longtemps à Konya. Les caractéristiques du dessin sont le tracé fin, la décoration riche et les tons de couleurs soigneusement choisis, l’utilisation de symboles y est abondante.

*le lapin : symbolise la chance

* le chien et l’aigle ensemble symbolisent la noblesse

* le renard : la ruse et la malice

* le chat :l’ingratitude

* le chien : la bêtise

* le coq :la générosité et la beauté

* la sauterelle : la solitude.

* sur les pages les plus tristes de l’histoire, ce sont les plantes qui dominent.


De cette même époque on sait que la fille du Sultan , Gürcü Hatun a commandé 20 différentes poses de Mévlana qui on le sait était très sensible à l’art.


* On notera aussi un autre manuscrit : le Tazkira écrit et illustré par Nasreddin Sivasi en trois parties, dédié au Sultan Sledjoukide Glyâseddin Keysohro en 1272, orné de représentations féeriques , figurations de djinn et autres créatures.(monstres et anges)


On peut conclure , d’après les manuscrits qui sont parvenus à nos jours que l’art d’illustrer en Anatolie pendant cette période est proche du style dominant en İslam de façon générale.


La période Ottomane.


Les plus anciennes miniatures ottomanes trouvées remontent à l’époque de Mehmet II Le Conquérent ( Fatih ) 1451 - 1481 mais certaines sources littéraires indiquent qu’une école existait à la cour avant la conquête de 1453 . On parle notamment d’artistes datant du Sultan Murad I , père de Fatih sultan Mehmet , spécialement d’un certain Husamzâde Şan’ullah.


Mais ce fut après la conquête d’Istanbul que de nouvelles tendances sont apparues dans la miniature et la peinture ottomanes. Fatih, qui étudiait auprès d’éminents savants : ( Molla Gürani, Molla Hüsrev, Molla Yegan ) la géographie, la médecine, etc, a commencé par commander la copie de manuscrits qui lui était parvenus pour son enseignement, pour l’anecdote; on sait qu’au retour de Troie en 1462, il a demandé la copie de l’İlliade d’Homère. Pour connaître le passé d’İstanbul il a fait copier de nombreux manuscrits Grecs et les a fait transcrire en Turc où en Perse. Curieux et bien disposé envers l’art Européen, il a invité à la cour de nombreux artistes dont Gentile Bellini auquel un portrait du Sultan fut commandé. D’autres artistes İtaliens ont séjournés à la cour de Mehmet ainsi, Pavli /( maître Vénitien ), Matéo de Pasti et même Constanza de Ferrarre qui a préparé un médaillon du sultan. Et c’est pendant qu’il posait à la façon des membres des familles royales d’Europe qu’il a demandé à ce que l’on crée une école locale de portraitistes. On connait , le portrait de Mehmet le Conquérent assis de trois quart , jambes croisées, enturbanné et respirant le parfum d’une rose , on attribue ce portrait à Sinan Bey, la manière de traiter le visage et le costume laissent voir l’influence de l’art occidental alors que la disproportion de la partie inférieure du corps et l’approche Bi-dimensionnelle du sujet montre l’influence de l’art islamique.


* L’ancienne résidence des sultans se trouvaient à Edirne où l’on sait qu’il existait une école mais aucun manuscrit de cette période ne subsiste. La seule trace de l’activité de cette école se trouve dans quelques manuscrits postérieurs à la conquête d’Istanbul.

Les éléments typiques fréquents dans l’ancienne peinture ottomane y sont présents , à savoir:

* Les coiffures typiques des janissaires

* La lignée de cyprès se découpant sur l’horizon

* le choix des couleurs audacieux (particulières de l’école ottomane de l’époque ( le rouge )



La manière de travailler des artistes ottomans est surtout apparent dès lors dans le chapître de l’histoire ottomane, on a pu en retirer nombre de détails sur le costume .

Avec la mort du Conquérent, le courant des tendances artistiques européennes a cessé, son successeur et fils aîné, Beyazit II avait des goûts différents et il a encouragé le développement de l’école islamique traditionnelle. A ce moment là, les artistes invités à la cour venaient de provinces conquises par les ottomans. La majorité des manuscrits et artistes arrivaient du Caire et de Tabriz. Au fur et à mesure des conquêtes de nombreux artistes sont arrivés des quatres coins de l’empire Ottoman ( Les archives du Palais mentionnent des albanais, caucasiens , moldaves , hongrois, géorgien et même autrichiens , ils étaient tout aussi bien considérés que les Iraniens par exemple .On peut le voir dans les archives mentionnant les sommes versées aux artistes. Il est évident que la présence de ces artistes étrangers à divers moments a influencé les artistes autochtones et l’art ottoman est sans doute le fruit de cette collaboration artistique éclectique. Cela explique aussi pourquoi il est très difficile de trouver une unité de style aux œuvres de cette époque.

Au départ on a ainsi une influence des écoles orientales, vers la fin du 15 ème le Timouride domine, on a aura successivement noté les influences des écoles de Hérat, Shiraz, l’art mamelouk, les séfévides


Quelques exemple :


* Le mantiq- at Tayr . İllustré une année après la conquête de Tabriz par les Turcs ( forte influence de la cour d’Hérat.)

Malgré cette influence, ce manuscrit comporte quelques caractéristiques uniques de l’enleminure Ottomane telle l’illustration sur les deux feuillets d’une double page .

A côté de ces illustrations on trouve des œuvres inhabituelles dans les manuscrits traitant de l’histoire ottomane :

* les premières esquisses topographiques des veilles et des forteresses

* illustrations de récits politiques

* biographies royales qui deviendront caractéristiques de la peinture ottomane


L’exemple de Matrakci est à retenir, mathématicien, calligraphe, artiste, et auteur de divers ouvrages historiques il a illustré beaucoup de chroniques guerrières. Le plus important manuscrit de Nasuh (Matrakci) contient 128 miniatures et ne comporte aucun personnage, il représente des relais postaux et les bivouacs sur la route de Bagdad à travers l’İran pendant la campagne de Soliman en İrak(1534 - 1535 )

C’est une véritable documentation, illustration documentaire de chaque localité.

Certaines variantes légères montrent que les miniatures ont du être réalisée par Nasuh et ses élèves.

Originaire d’une ville proche de Sarajevo, il connaissait le portulan ... autre exemple : Piri Reis.

Le caractère documentaire des illustrations de Nasuh devait jouer plus tard un rôle important dans l’évolution des miniatures turques.


Le règne de Soliman le magnifique :


C’est pendant ce règne que le manuscrit historique ( qui , on le rappelle fixe les caractéristiques majeures de l’enleminure ottomane) qu’il apparaît sous des formes plus variées et que les miniatures turques ont acquis leur notoriété.

Les “shahnamas “ (Şahname ) étaient écrites par un chroniqueur-poète épique, en vers persans ( littérature de Divan ), la fonction de shanhamaji faisait partie fait partie du protocole de cour. L’un des plus beaux manuscrit est le “ Suylemannâme”, il se trouve au Musée de Topkapi et contient 69 miniatures représentant les évènements du règne de Soliman, il aurait été considéré comme modèle de Şahname par la suite.

On y voit une large variété de styles dûe à la coopération de plusieurs artistes réputés de diverses écoles. Mais cette fois-ci une approche nouvelle permet d’unifier ces influences variées.


Ses caractéristiques :

* La manière de l’artiste d’observer le sujet.

* l’usage de contours nets pour encadrer les figures et silhouettes

* la solennité conférée aux évènement cérémoniaux.

* La composition de l’image par des lignes verticales et diagonales

* La présence de personnages maigres aux énormes turbans

* Les bouquets de fleurs typiques.

* Les cyprès.

* Les motifs des tissus


Par contre, la sur-décoration des éléments architecturaux provient de l’influence iranienne.

La plupart des miniatures du Suylemanâme représentent des parties de chasse royale, les princes héritiers chassant, observés par le Sultan (les turcs considéraient en effet la chasse comme un art guerrier.) Généralement, le sultan , faucon au poing est accompagné de ses gardes est installé paisiblement dans la partie supérieure de l’image, alors que dans le bas de l’image on a le groupe vivace des chasseurs .

Les fréquentes scènes de batailles victorieuses, de forteresses et villes enlevées nous permettent de suposer que ces miniatures étaient le moyen artistique de glorifier la splendeur impériale. Dans une œuvre, chaque artiste était chargé d’exécuter la partie concernant son lieu d’origine. Peu à peu toute fois la miniature s’unifie et gagne en caractéristiques propres .


* Elle se lit verticalement de bas en haut.

* Détails de traces de l’ornementalisme oriental sur le bleu foncé,

* Mise en valeur des formes géométriques.


Haydar Reis (Nigari) était un des portraitistes fameux, il a executé des portraits de Soliman le magnifique, Barberousse. En résumé donc les tendances de la miniatures ottomane pendant le règne de Soliman, furent

* Les œuvres topographiques de Matrakci

* Les illustrations novatrices du Suylemanâme

* les portraits de Nigari.


La période classique :


Il s’agit de la seconde moitié du 16 ème .

L’illustration des manuscrit est alors totalement libre des influences étrangères. Le Sultan Murad III (1574-1595) était connu pour ses goûts épicuriens, son amour de la littérature et des livres et son peu d’intérêt pour la guerre et la vie extérieure du palais. Les miniatures de cette époque sont plus illustrées, si on y étale (dessine) l’art royal de gouverner, la descriptions des fonctions sociales et les talents de chasseur du sultan, les chroniques des campagnes sont illustrées en détail. On s’efforce de relater avec exactitude les évènements historiques.


Sabine Buchmann (texte de la conférence donnée au Centre culturel Anatolien novembre 2001 Paris .)



Kalkan et ses environs

14:25, 13/09/2006 .. 0 commentaire(s) .. Lien Permanent

Kalkan et ses environs.


Kalkan est une petite ville du sud de la péninsule de Teke en Turquie, anciennement la Lycie, blottie au fond d’une anse dans une baie de la côte méditerranéenne ; « l’un des endroits les plus beaux de la côte turque » d’après le Guide Bleu (éd. 1996).



Longtemps occupée par une population grecque (jusqu’au début du XXème s.). On en trouve de nombreuses traces dans l’architecture maisons typiques mais en voie de disparition, de style néo-classique ainsi que la mosquée qui est une ancienne église orthodoxe. Se sont ajoutées des demeures ottomanes chargées de boiseries et embellies de bougainvillées et autres plantes grimpantes, ce qui donne à l’ensemble un charme pittoresque.



The historic town of Kalkan is an enchanting place and one of the most beautiful locations along Turkey's gorgeous Lycian Coast.  With the absence of mass tourism, Kalkan remains a charming and unspoiled haven of lush nature, brilliant blue crystal-clear sea, historic architecture, ancient history and warm traditional Turkish hospitality. 

Mediterranean resort and fishing town on the beautiful Turquoise Coast of Turkey, Kalkan has not been touched by mass tourism.  More sophisticated than the usual resort town, Kalkan appeals to travelers looking for more than a "sun and sea" holiday. According to the Sunday Times, Kalkan attracts the kind of visitor who would also enjoy Tuscany or the Dordogne.  The Guardian likens the town to "the Italian Riviera minus the poseurs."



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